Comment écrire un e-mail qui vend à tous les coups ?

  1. Un changement de paradigme induit par Internet

Aujourd’hui le monde du commerce a changé de dimension, pour évoluer vers quelque chose de totalement différent.

Avant, tout le monde ou presque faisait ses achats dans des boutiques, dans des commerces physiques.

Et ce pour tous les types d’achat possibles : alimentation, vêtements, déco, beauté, …

Les gens se déplaçaient, et faisaient leurs courses dans des boutiques, dans des magasins.

Mais Internet a complètement changé la donne pour redistribuer les cartes de la vente et du commerce.

 

Désormais les achats se font pour un pourcentage élevé et constamment croissant sur Internet.

Et tous les secteurs d’activité sont concernés, certains plus que d’autres, mais les tendances évoluent rapidement dans tous les secteurs.

Ainsi que ce soit pour faire ses courses en ligne, choisir de s’acheter une nouvelle paire de chaussures, du maquillage ou des produits de beauté ou bien un vélo pour se mettre au triathlon, il est possible de tout acheter ou presque en ligne.

Et même au-delà…

Amazon permet de se faire livrer absolument n’importe quel produit quelle que soit la catégorie

 

L’accessibilité et la facilité d’action et d’achat des produits en ligne a facilité une forme d’achat plus impulsive, moins réfléchie, plus dans l’instantanéité et le moment.

Depuis son ordinateur dans le confort de son domicile, ou bien depuis son téléphone depuis n’importe où l’on se trouve, on peut en quelques clics s’offrir un objet qui nous plait dans un élan d’impulsion et d’émotion.

 

Internet n’a pas donc uniquement déplacé les achats depuis des commerces physiques vers des commerces en ligne.

Internet a aussi permis de rendre plus impulsif l’acte d’achat, en le facilitant. Et ainsi permettre des achats plus récurrents et plus nombreux.

 

Avant, on captait les clients par des prospectus, par des publicités à la radio, ou des évènements locaux dans la géographie proche du lieu de vente.

Mais les outils marketing ont eux aussi nettement évolué pour valider ce changement de paradigme, et les adapter à ce nouvel environnement.

Au cœur de cette digitalisation des outils marketing, il y en a un qui supplante tous les autres.

Un qui est central dans la stratégie marketing et de communication de l’ensemble des sociétés qui vendent aujourd’hui sur Internet.

Un qui permet une infinité de possibilités, de combinaisons, de stratégies, d’histoires et d’émotions et ce dans n’importe quels secteurs.

Cet outil, c’est l’e-mail.

L’email : l’acteur clé de ce changement

Mais l’e-mail est un outil à double tranchant.

A double tranchant parce qu’il peut être mal utilisé et avoir l’effet inverse de celui souhaité, ce qui malheureusement très souvent le cas…

Beaucoup de gens n’ouvrent pas ou plus les e-mails de certains destinataires parce qu’ils les trouvent intrusifs ou agressifs, et ont pris l’habitude de les ignorer voire de les bloquer ou de se désabonner de leurs listes.

Ce qui fait que beaucoup de sociétés de commerce en ligne ne savent pas ou bien ont très mal utilisé la puissance de l’e-mail dans leur stratégie marketing.

Ce qui les fait passer à côté de résultats de vente et financiers en expansion.

En un mot, elles pourraient gagner plus, tellement plus, en maitrisant leur stratégie d’emailing et en l’appliquant de façon fine et efficace.

De très nombreuses personnes se retrouvent submergées d’emails et ne les lisent plus

 

A contrario, les sociétés de commerce en ligne qui ont compris comment utiliser l’emailing finement et de façon efficace ont réussi à obtenir des résultats spectaculaires, qui perdurent encore aujourd’hui pour faire d’elles des sociétés florissantes du e-commerce.

Elles ne voient pas les e-mails comme un détail à régler quand tout le reste est terminé, mais bel et bien comme un axe prioritaire et majeur à privilégier et sur lequel travailler de façon consciencieuse et appliquée.

En plus de cela, elles ont su éviter toutes les erreurs et écueils dans lesquels tombent généralement la plupart des sociétés qui s’essaient au marketing par l’e-mail.

 

Mais rentrons davantage dans les détails, et voyons quelles stratégies il convient d’éviter, et celles qu’il convient d’appliquer pour maximiser au mieux l’efficacité de vos emails et faire exploser vos ventes et vos bénéfices.

 

Idée reçue numéro 1 à éviter : un e-mail doit être long

Plus c’est long, plus la capacité de concentration diminue

Faites un sondage autour de vous et attelez-vous à cette petite expérience.

Posez la question de savoir si un mail long est davantage crédible pour quelqu’un qu’un mail court.

Mieux que ça, pour rendre l’expérience encore plus visible et parlante, montrez deux exemples d’e-mails traitant du même sujet à une même personne.

Ensuite posez-leur la question de savoir quel e-mail leur parait le plus sérieux et le plus professionnel entre les deux.

 

Il y a fort à parier que leur réponse porte sur l’e-mail comportant le texte le plus long.

C’est même à peu près sûr, si bien entendu, les deux e-mails sont similaires du point de vue de la structure, de l’utilisation du gras et de l’italique ou bien encore du nombre d’images utilisées.

 

Stan Leloup écrit de courts emails pour vendre ses formations

Il existe plusieurs raisons à cela.

 

En France, la quantité est souvent synonyme de qualité dans l’imaginaire collectif et populaire.

Quand on est au collège ou au lycée, on nous apprend à rédiger de longues rédactions, en imposant un nombre de pages minimum à écrire.

Mais bien plus rarement un nombre de pages maximum.

Une fois entré dans le monde du travail, beaucoup sont amenés à faire des présentations, ou à organiser des réunions.

Très souvent, voire même dans l’immense majorité des cas, les gens qui présentent leur PowerPoint ou bien animent des réunions vont dépasser le temps indiqué initialement.

Mais très peu de gens s’en offusqueront, les retards dans ce genre de contexte étant une sorte de norme socialement acceptée.

Enfin, toujours dans l’univers du salariat et notamment chez les cadres et les dirigeants, le salarié considéré comme le plus efficace est celui qui reste le plus tard, celui qui sera le dernier à quitter le bureau pour être ensuite le premier à le rejoindre le lendemain matin.

Et ce peu importe la qualité de son travail.

 

En un mot, la société, l’éducation et la culture du travail française associent inlassablement les notions de quantité avec celles de qualité, et ce quel que soit le secteur ou les différents acteurs.

Bien sûr, ces mentalités ont tendance à évoluer, mais elles restent pour la plupart encore très ancrés dans l’esprit de (très) nombreux Français.

 

Le plus gros challenge d’Internet : réussir à capter et garder l’attention

Cette mentalité est aux antipodes de ce qu’est Internet aujourd’hui et surtout des enjeux qui gouvernent ce réseau mondial.

La principale difficulté sur la toile actuellement n’est pas de créer du contenu de qualité.

Il n’est pas non plus l’accès des consommateurs, des prospects et des clients qui peuvent aujourd’hui se connecter d’à peu près n’importe où, et n’importe quand.

Il n’est pas non plus technique, puisque nombre d’outils et de logiciels ont nettement simplifié son exploitation au fil des années.

 

En fait, la principale difficulté d’Internet aujourd’hui, c’est la quantité d’information phénoménale qui y circule.

De cette profusion de données et de textes vient le phénomène suivant, qui a un impact énorme et fondamental sur votre business et votre activité : la capacité de concentration des gens a diminué, pour développer en lieu et place une culture du zapping extrêmement forte.

Notre capacité de concentration “longue durée” est de 8 secondes soit moins qu’un poisson rouge

 

Pour être un peu plus clair, pensez à la façon dont vous consommez du contenu sur Internet, surtout s’il s’agit de contenus sous forme de texte.

Il y a fort à parier que vous ne lisez pas le contenu de chaque page que vous ouvrez.

Mais qu’au contraire vous consommez les textes avec une ou plusieurs des façons suivantes :

  • Vous lisez en diagonale
  • Vous utilisez la molette de la souris pour scroller vers le bas pour rapidement repérer ce qui pourrait vous intéresser
  • Vous ne lisez pas si le texte est trop long
  • Vous lisez uniquement les grands titres avant de voir si vous poursuivez ou non votre lecture
  • Vous lisez rapidement les textes inscrits en gras avant de voir si vous poursuivez votre lecture
  • Vous regardez les images et photos et commencez à lire si elles vous inspirent
  • Vous ne lisez pas si le texte est sous forme de bloc et peu aéré
  • Vous ne lisez que si l’impression d’ensemble vous parait harmonieuse
  • Et ainsi de suite…

C’est en tout cas ce qu’il se passe pour une écrasante d’internautes.

Parmi lesquels se trouvent vos prospects et vos clients.

 

Capter leur attention et la garder est donc votre mission et votre tâche principale.

Et c’est l’une des plus grandes difficultés à laquelle vous allez vous confronter

Pour ce faire, il y a deux règles fondamentales à suivre, qui vous permettront de capter et garder l’attention de vos prospects, afin que vos e-mails puissent révéler toute leur puissance, et que vos ventes se démultiplient.

 

L’importance d’un e-mail à la longueur modérée

La première de ces deux règles concerne bien entendu la longueur de vos e-mails.

Capter l’attention de vos prospects puis la garder est une de vos tâches principales, et c’est sûrement l’une des plus délicates.

Cependant, et de façon tout à fait logique et cohérente, garder l’attention de quelqu’un sur quelques lignes est bien plus aisé que de garder son attention sur des dizaines et des dizaines de lignes.

Moins le texte est long, plus vos probabilités de conserver l’attention de votre prospect jusqu’au bout pour lui livrer le message que vous souhaitez est forte.

 

C’est un peu comme devoir se concentrer sur un court-métrage, ou bien un film de 3 heures.

Ou bien assister à une conférence de deux heures ou bien à une de 20 minutes.

Dans les deux cas vous serez bien plus à même de décrocher dans la version la plus longue, perdre en attention et laisser votre esprit s’évader ailleurs.

Ce qui serait désastreux pour la portée de votre stratégie marketing.

Les conférences TED ne dépassent jamais 18 minutes, quelle que soit la notoriété de l’intervenant, sans jamais d’exception à cette règle.

Pourquoi ? 

Tout simplement parce que c’est la durée maximale pendant laquelle le cerveau humain peut rester concentré.

 

Sans tomber dans l’excès inverse d’e-mails de 2 ou 3 lignes, limitez donc au maximum la longueur de vos e-mails pour garder au maximum l’attention de vos prospects et ainsi livrer le message le plus efficace possible.

 

La longueur de vos e-mails est importante, c’est même un point fondamental.

Mais il y a une autre règle à respecter tout aussi importante, voire même encore un peu davantage.

Cette règle, c’est celle de la structure et de la mise en page.

 

Une structure et une forme aussi importante que le fond

Voici à présent un nouvel exemple, de deux e-mails strictement identiques.

Les deux possèdent le même texte, les mêmes idées et la même façon de présenter les choses.

En un mot, vous ne pourrez trouver aucune différence factuelle ou textuelle entre les deux.

Maintenant, indiquez quel texte vous semble le plus agréable à lire, le plus facile, celui qui donne le plus envie.

Il y a de fortes chances pour que vous choisissiez la deuxième version.

C’est même presque certain, et c’est le choix d’une immense majorité de personnes.

 

Mais attardons-nous sur les raisons qui vous font certainement choisir le deuxième texte, et qui vous permettront d’optimiser les e-mails que vous envoyez.

 

Il y en a deux principales, qui se dégagent.

La première tient à la structure du texte, et au fait qu’il soit très aéré.

Comme vu précédemment, l’attention de votre lecteur est la ressource la plus précieuse, celle à laquelle vous devez porter la plus grande attention.

Et pour capter cette attention, la forme est aussi importante que le fond, voire même plus importante encore.

Lire un gros bloc de texte vous demandera une concentration et une attention élevées, que peu de personnes vous donneront. Car la culture du zapping développée par Internent n’encourage pas ce genre de comportement.

Et elle ne permet donc pas d’être efficace en proposant des textes compacts, sans espaces, et avec des phrases trop longues.

 

Il est donc important de respecter certaines règles de structure, qui donneront de l’espacement, de l’aération et une facilité de lecture à votre texte.

Voici les règles que j’applique, et qui sont également appliquées par un grand nombre des acteurs du webmarketing et de l’emailing.

Bien entendu, ces règles n’ont rien de figé, et les modifier parfois en fonction de vos préférences, des évènements ou des circonstances est tout à fait légitime.

Elles vous donneront cependant une trame et un cadre de base qui vous permettra de mieux cerner comment rédiger des mails de façon plus structurée et pertinente.

 

La longueur de vos phrases est la première de ces règles à adopter.

Ces dernières ne doivent jamais s’étaler sur plus de deux, voire trois lignes grands maximum. Au-delà de ce chiffre, l’impression de « paquet » apparait et rend le tout plutôt indigeste pour la plupart de vos clients.

Vous devez vous limiter au maximum à des phrases courtes et pertinentes, simples et peu complexes pour éviter le trop plein d’idées et l’accumulation de lignes.

Des phrases courtes, qui ne s’étendent pas au-delà de 3 lignes sont donc fondamentales pour capter l’attention de vos prospects et surtout la garder.

 

Le deuxième critère à respecter consiste dans l’utilisation massive des sauts de ligne.

Traditionnellement, la plupart des gens qui rédigent sur un ordinateur avant de mettre leurs écrits en ligne ne laissent aucun espace entre deux phrases.

Et encore moins d’espaces entre deux paragraphes.

Ces espaces sont pourtant essentiels, et vont permettre d’aérer votre texte pour lui donner une visibilité accrue et donc une attention augmentée de vos prospects.

Plus d’espaces rend les articles plus visibles, et le « zapping » potentiel s’effondrera en conséquence.

 

Enfin, la troisième et dernière règle de cette liste non exhaustive consiste en l’utilisation appropriée des modifications sur le texte et sa police.

C’est-à-dire l’utilisation du gras de façon pertinente à certains endroits précis afin de mettre en valeur un mot, une idée ou bien un concept.

Vous pouvez également utiliser en fonction de votre style et du ton que vous souhaitez donner au texte les autres options qui sont mises à votre disposition, en colorant par exemple en rouge les mots qui vous semblent les plus importants afin d’attirer l’œil de votre lecteur.

L’italique, le souligné, le changement de police ou bien de taille de caractère ont également leur place dans votre palette d’outils afin de rendre votre texte plus vivant et plus attractif.

 

Enfin, de manière moins obligatoire, même si bien sur aucune de ces règles n’est à appliquer au pied de la lettre, mais doivent plutôt vues comme une démarche globale qui vous permettra d’augmenter et de conserver l’attention de vos lecteurs, vous pouvez ajouter un dernier élément.

Il est également possible de travailler sur le visuel de vos e-mails, en y incorporant des bannières, des photos et d’autres éléments graphiques.

Mais cette façon de procéder est à double tranchant. D’un côté elle permet d’attirer l’œil de façon plus instantanée et plus forte que n’importe quel texte.

Mais cette façon de faire a aussi les défauts de ses qualités, c’est-à-dire qu’elle risque d’attirer votre prospect uniquement vers les éléments graphiques en l’éloignant du texte et en l’omettant d’une certaine façon.

Vous risquez ainsi de moins être lu que si vous ne proposiez aucune charte incluant des éléments graphiques.

C’est donc un choix à double tranchant que vous devez faire en fonction de vos objectifs, de votre stratégie et enfin de savoir s’il est plus important pour vous de capter rapidement l’attention de votre prospect dans votre e-mail ou bien au contraire d’être assuré que l’on va vous lire.

 

En conclusion de cette partie, et contrairement aux idées reçues largement répandues, non un e-mail ne doit pas être long pour être pertinent et faire augmenter vos ventes et donc votre chiffre d’affaires.

C’est même plutôt le contraire, votre e-mail doit respecter les règles suivantes :

  • Un texte plutôt court et qui va droit au but
  • Un texte aéré et structuré, pour une lecture facilitée
  • Un texte qui manie le gras, le souligné, les couleurs… bref tous les éléments qui peuvent accrocher l’œil rapidement

 

 

Idée reçue numéro 2 : un e-mail doit forcément comporter une promotion

 

Enchainer les e-mails de promotion anéantira votre crédibilité

 

Dans l’esprit de beaucoup de personnes, et également dans les faits pratiqués, l’e-mail en tant qu’outil marketing doit uniquement servir pour un but et un seul.

Ce but, cet objectif : c’est celui de proposer des promotions, des offres spéciales, ou bien n’importe quelle autre opération sur le prix du produit ou service.

Je suis certain que vous en avez déjà reçu ou bien que vous en recevez encore : des e-mails qui vous parlent d’une promotion spéciale, de -20% sur tel produit ou d’une autre offre immanquable.

 

Votre boite e-mail en est surement remplie, tout comme celle de beaucoup de personnes.

 

Mais ce genre d’e-mails est à éviter absolument, pour quelques raisons très simples.

 

Si l’idée de proposer des promotions ou des offres particulières n’est pas mauvaise en soi si elle s’inscrit dans une démarche et une stratégie marketing complète, elle ne peut en revanche pas constituer le socle et la base de 100% des e-mails que vous envoyez à vos clients.

 

Et ce pour une raison très simple.

Envoyer uniquement ce genre de contenu va faire que la plupart de vos clients et prospects vont très vite se désintéresser de vos e-mails.

Et ce pour plusieurs raisons :

  • Si vous envoyez constamment des e-mails de promotion, ils auront l’impression que vos produits ou services ont finalement peu de valeur puisque vous les bradez sans cesse
  • Plus vous proposez de promotions régulières, moins elles auront l’impact psychologique souhaité sur vos prospects, ceux-ci se disant qu’elles finiront forcément par revenir. Et le sentiment d’urgence pour en profiter disparaitra alors.

Ce sentiment d’urgence étant l’une des clés pour vous pour vendre davantage.

  • Il est important de garder en tête que les gens aiment acheter mais détestent qu’on leur vende. Proposer uniquement ce genre de messages va faire passer une image agressive et insistante qui provoquera l’effet inverse de celui voulu.

Un peu comme un vendeur qui insisterait trop auprès d’un client dans un magasin, le client finirait par se braquer et partir.

  • Au bout de deux ou trois e-mails de ce type, vous aurez un nombre important de vos prospects et clients qui se désabonneront de votre liste, et tous vos efforts seront donc anéantis pour une efficacité proche de zéro.

Vous me demanderez alors quel type de contenus il est préférable d’envoyer à vos clients afin de capter leur attention et leur intérêt et ainsi vous permettre de leur vendre davantage.

La réponse à cette question est assez large, et elle dépendra de votre stratégie, du positionnement de votre produit ou service ou du type de consommateur que vous ciblez.

 

Cependant, on peut dégager ici une liste non exhaustive de réponses, dont certaines feront l’objet d’une étude plus approfondie lors d’articles dédiés.

 

Voici quelques-unes des méthodes les plus efficaces que vous pouvez utiliser et mettre à profit dans le cadre de votre stratégie marketing à travers l’emailing.

 

Les conseils

Donner des conseils à vos clients peut être un excellent moyen pour vous de capter leur attention et de mettre en lien ces conseils avec vos produits ou services.

Aidez-les sur une problématique qu’ils rencontrent, un problème qui les concerne et montrez-leur comment les aider à le résoudre.

L’idée clé ici est d’apporter de la valeur, le plus de valeur possible à l’ensemble de vos prospects.

Ils doivent voir un intérêt et une utilité dans ce que vous leur indiquerez et apporterez.

 

L’étape suivante consiste à mettre en relation ce conseil et cette solution que vous apportez avec l’ensemble un des produits ou services que vous vendez et que vous souhaitez donc mettre en avant.

Ainsi, sans jamais paraitre vouloir vendre de manière agressive vos produits ou services, vous montrez en quoi ils peuvent aider vos prospects et clients.

Vous passez ainsi du statut de vendeur de tapis dans leur esprit à celui de créateur de valeur, à leur écoute et qui leur permet de résoudre les problèmes qu’ils rencontrent.

 

Mais des exemples seront surement plus parlant.

 

Imaginons que vous vendez du maquillage en ligne : eye-liner, rouge à lèvre, mascara,… ou tout autre produit beauté maquillage.

Vous avez un nouveau rouge à lèvre que vous souhaitez vendre, et les e-mails font partie intégrante de votre stratégie marketing afin d’atteindre ces objectifs de vente.

Imaginons également que vous proposiez ce rouge à lèvres en différents coloris.

Vous pourriez orienter votre e-mail autour de la problématique suivante : comment choisir la couleur de son rouge à lèvre en fonction de son teint et de la forme de ses lèvres et de son visage.

En axant votre e-mail autour de ce conseil, vous apportez une valeur certaine à vos clients et prospects.

Puis vous mettez en relation ces conseils avec les rouges à lèvres que vous vendez, en montrant en quoi ils peuvent répondre à ce problème en mettant en application vos conseils.

Et voilà un e-mail bien plus puissant que n’importe quelle promotion lancée à la volée.

 

La raison en est simple : vous apportez de la valeur et vous aidez vos prospects à résoudre l’un de leurs problèmes.

Ils y voient désormais un intérêt, et pas simplement un énième soupir exaspéré au moment de mettre votre e-mail de promotion à la corbeille.

La relation que vous entretenez avec vos prospects est désormais plus fluide et moins « agressive », elle parait plus naturelle à leurs yeux.

Mais encore mieux que tout ça, il y a désormais de grandes chances que votre lecteur attende désormais votre prochain e-mail en attendant de voir quel problème il lui permettra alors de résoudre.

Vous n’avez donc pas seulement gagné des ventes supplémentaires grâce à cet e-mail, mais aussi et surtout la denrée la plus rare sur Internet : leur attention.

Et c’est cette attention qui les fera ouvrir vos prochains e-mails, et ainsi générer de nouvelles ventes.

Et ce sur la durée

 

L’émotion

Il est fondamental de bien garder en tête que le déclencheur d’achat est l’émotion, puis que cet achat est ensuite expliqué ultérieurement par la raison.

Vous en doutez ?

Regardez par exemple ce qu’il s’est passé après le tsunami de 2004 en Asie, les dons effectués à l’époque avaient atteint des sommets.

Pour quelle raison ?

Parce que l’émotion générée et suscitée par ces images de destruction et de mort étaient fortes et ont généré des émotions intenses aux personnes qui ont alors été plus enclines à faire un don.

 

Les images du tsunami de 2004 ont entrainé une vague de dons suite à l’émotion suscitée

 

Vous me direz que l’humanitaire est un secteur particulier, alors je vais vous fournir un nouvel exemple.

Prenons l’exemple des yaourts bonne maman, ou de tout autre marque ou type de yaourt qui se veut traditionnel.

A votre avis, pourquoi les yaourts bonne maman se vendent si bien ? Est-ce grâce à leur composition nutritionnelle, à leur goût ou bien encore aux ingrédients utilisés ?

En partie sûrement, mais ce qui fait que les yaourts bonne maman connaissent un tel succès auprès de tant de personnes, c’est aussi et surtout lié à la nostalgie.

La nostalgie d’une enfance sublimée et d’une France idéalisée.

Et c’est cette communication axée autour de la nostalgie et de cette émotion qui permet aujourd’hui à Bonne Maman d’obtenir le succès commercial qu’on lui connait.

 

Les carreaux en forme de nappe et l’écriture comme si c’était à la main nous renvoient à notre enfance où notre mère nous faisait de bonnes confitures

 

Vous me demanderez alors comment mettre concrètement en application ce concept et cette puissance de l’émotion dans votre stratégie d’emailing.

A vrai dire, les possibilités sont pratiquement illimitées.

Imaginons que vous vendiez des casques de ski, l’émotion de peur semblerait alors pertinente à mettre en avant.

Vous pourriez articuler votre e-mail autour des risques inhérents à la pratique du ski sans casque.

Ou bien encore faire un état des lieux de la vitesse sur les pistes et montrer ce qu’elle fait risquer à nos enfants lorsque nous pensons leur faire passer un bon moment en famille aux sports d’hiver.

Puis, comme pour les conseils, faire lier tout ça avec le produit que vous vendez, en l’occurrence le casque de ski dans l’exemple que l’on vient de citer.

Montrer en quoi il permet de résoudre ces problèmes, ces peurs et ces angoisses, et ainsi apporter une solution porteuse de valeur.

 

La peur est une émotion efficace, mais vous pouvez tout à fait faire la même chose avec le rêve et le bonheur.

Changeons d’offre pour prendre l’exemple d’une offre de service : imaginons que vous vendez une prestation de coaching en développement personnel.

Vous pouvez montrer l’apaisement retrouvé et l’épanouissement sans nuages que vous permet le développement personnel.

Une sorte de bonheur retrouvé, que vous pouvez, tout comme dans l’exemple précédent, mettre en relation avec l’offre que vous proposez.

 

Soyez créatifs, les possibilités sont infinies, mais n’hésitez pas à mettre en avant dans vos e-mails de l’émotion, beaucoup d’émotion, et à les articuler autour de ça.

Pour le reste, laissez parler votre créativité.

 

Les histoires

 

Les histoires sont un des moyens de persuasion les plus puissants qui existent et le monde du marketing, de la vente et de la persuasion les utilisent beaucoup.

C’est également une excellente stratégie à adopter dans l’univers de l’emailing.

En fait, c’est une stratégie qui est tellement efficace, et tellement puissante pour vos e-mails que l’on y consacrera un article entier.

 

Il est cependant important de retenir que les histoires sont surement une des méthodes les plus efficaces pour vendre à votre audience ET la fidéliser.

Idée reçue numéro 3 : il faut bien écrire dans ses e-mails

C’est une idée reçue peut-être encore plus ancrée que les deux précédentes, et dont les effets sont pourtant désastreux.

Absolument désastreux.

Mais avant toute chose, attention, quand je dis « bien écrire », je ne vous dis pas d’écrire avec des fautes d’orthographe à chaque mot ou avec une syntaxe douteuse.

Quand je parle de « bien écrire », je parle d’un langage soutenu et complexe, le genre de niveau de langue qui fait paraitre intelligent et cultivé en société.

 

Tout comme pour la longueur des textes, il existe une idée reçue tenace qui veut qu’un texte rédigé dans un langage soutenu, et ponctué de mots complexes soit préférable à un texte rédigé dans un langage courant.

Encore une fois, ce cliché qui a du mal à se détacher des mentalités provient tout droit de l’éducation française puis de la culture au sein du monde de l’entreprise.

Enfant et adolescent, on nous apprend à réaliser des phrases complexes avec un vocabulaire le plus riche possible.

Le tout en s’inspirant des grands auteurs classiques.

Puis une fois arrivé dans le monde du travail et de l’entreprise, une fois de plus on nous explique qu’adopter le langage le plus châtié possible fera de nous un meilleur salarié.

Et c’est comme ça jusqu’à la retraite.

Même dans vos relations avec l’Etat et l’administration, vous êtes confronté à un langage complexe, administratif et jamais vraiment simple et simplifié.

En un mot, une écriture simple, explicite et accessible ne fait pas partie des valeurs que l’on nous enseigne.

Exemple de texte administratif : le texte contient un langage très soutenu parfois difficile à comprendre

 

Pourtant, une bonne stratégie d’emailing NE DOIT PAS faire appel à ce type d’écriture.

Ce serait même totalement contreproductif et inefficace.

Et c’est une erreur commise par bon nombre d’entreprises qui utilisent l’e-mail comme dans le cadre de leur stratégie marketing.

 

La raison en est simple, extrêmement simple même.

Comme on l’a vu précédemment, la denrée la plus rare sur Internet, celle qui est la plus difficile à capter et à obtenir, c’est l’attention de vos clients et prospects.

Et cette attention ne peut être obtenu avec un langage complexe qui risquera de faire zapper très rapidement votre lecteur. Vous faisant ainsi perdre toute chance d’augmenter vos ventes.

 

Vous devez donc adopter des règles basiques, simples mais très efficaces, pour toucher davantage votre audience à travers votre écriture.

 

Un vocabulaire simple

Ecrire à son audience à travers un e-mail ne doit pas se faire à travers des mots compliqués et des tournures de phrases complexes.

Vous devrez au contraire adopter un vocabulaire accessible, des mots simples et qui parlent au plus grand nombre.

Si vous avez encore du mal à visualiser tout cela, imaginez que vous êtes face à la personne et que vous lui parlez directement en tête en tête en réel, pas par écrit.

Cela vous donnera une idée du niveau de langue que vous devez adopter, et auquel vous devrez vous conformer.

Un style plus parlé est donc souhaitable, ne cherchez pas la difficulté ou l’élégance à tout prix, en plus d’être inutile, ce serait même totalement contreproductif.

 

Des phrases courtes

Le vocabulaire est une chose importante, mais les phrases ne sont pas moins importantes.

Elles sont même tout à fait fondamentales également.

Tout comme vous devez éviter d’employer un vocabulaire complexe, vous vous devez d’éviter les phrases trop longues aux tournures compliquées et alambiquées.

Des phrases courtes et simples sont préférables et doivent être utilisées en priorité.

Essayez de toujours garder en tête le schéma : une phrase, une idée.

La même astuce développée dans la section précédente s’applique à vos phrases : imaginez que vous êtes face à quelqu’un et que vous lui lisiez ce que vous avez écrit.

Si l’impression que ça vous donne est naturelle et fluide, alors vous êtes sur la bonne voie et pouvez poursuivre ainsi.

 

Le style et le ton à adopter

On me pose souvent la question de savoir si l’on doit tutoyer ou vouvoyer ses clients dans le cadre de sa stratégie d’emailing.

En fait la réponse à cette question va bien au-delà du simple problème du tutoiement ou vouvoiement.

Elle s’inscrit davantage dans le fait de savoir quel ton général vous souhaitez donner à votre texte et à votre message.

C’est-à-dire le degré de familiarité, le vocabulaire spécifique que vous allez employer ou bien encore effectivement le tutoiement ou le vouvoiement.

 

Afin de répondre au mieux à cette question, vous devez tout d’abord quelle audience vous allez cibler, quel sera votre cœur de cible.

Les audiences sont très différentes entre elles, et on ne s’adresse pas de la même manière à de jeunes femmes pour des produits de beauté qu’à des sportifs pour des chaussures de course à pied ou encore à des cadres à qui l’on propose de l’optimisation fiscale.

Une fois votre audience définie, faites une liste de mots spécifiques que cette audience utilise, et soyez sûr de les réutiliser ensuite dans votre texte.

En plus de ce vocabulaire, définissez également le ton général que vous allez adopter.

Puis c’est le moment de choisir entre tutoiement ou vouvoiement.

 

En résumé, il n’existe pas de grandes règles générales, mais uniquement des cas particuliers auxquels vous devrez vous conformer avant d’optimiser et de maximiser l’impact et l’influence que vous aurez sur vos prospects et clients.

 

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